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 evan ∇ can't help falling in love with you.

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MessageSujet: evan ∇ can't help falling in love with you.   Sam 24 Déc - 14:39

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evan ∞ maël
Il a failli mourir. Peut-être même qu’il va mourir. Qu’il n’ouvrira jamais plus les yeux. Qu’il ne t’insultera plus jamais d’abruti.  Et toi tu restes là comme un con, incapable d’assumer que tu crèves d’amour pour lui. Incapable de reconnaître qu’il te rendrait tellement heureux. Que t’as envie de l’embrasser, de le serrer fort contre toi pour ne plus jamais le lâcher. Et ça te tue parce que ça fait un moment maintenant que tu t’en es rendu compte, un moment que tu t’évertues à gueuler le contraire. Que tu lui dis qu’il n’est rien pour toi, que tu lui fais comprendre par des gestes même. Tellement pathétique… Tellement lâche. T’as pas envie d’être amoureux et par ta faute il est dans le coma. Dans la vie, on ne choisit pas toujours… C’est sûr que si tu le tenais ce connard de Cupidon tu lui ferais passer l’envie de se servir de ses petites flèches.
Allez. Arrête de ruminer. Entre dans cette putain de chambre et reste fort. Interdiction de pleurer, t’es pas une tapette.


Maël avait dû rester une bonne quinzaine de minutes devant cette porte, sans bouger. Les membres pétrifiés par la peur… La peur de le voir étendu sur un lit d’hôpital, branché à une tonne de machines pour le maintenir en vie. Peur de le voir amoché. Peur d’être le fautif… Même s’il le savait déjà plus ou moins. Un malencontreux accident de moto qui n’aurait probablement pas eu lieu si Evan n’avait pas eu envie de le fuir. S’il n’avait pas été aussi malheureux.
Le blond avait compté au moins dix fois jusqu’à trois dans sa tête pour se motiver à entrer. Mais à chaque fois qu’il arrivait à trois, rien ne se passait. C’était une sensation qu’il n’avait pas souvent connue… Comme si la mort l’attendait au bout du tournant, impossible de se résoudre à ouvrir la porte pour la rejoindre.

Enfin il trouva le courage nécessaire. Maël posa sa main sur la poignée et ouvrit la porte, se retrouvant vite face à un Evan étendu sur son lit. Son cœur se serra immédiatement. S’il avait su… Si Maël s’était montré moins buté et moins con, rien de tout cela ne serait arrivé. Il s’avança, silencieux, et s’installa à côté de lui. Dans les films, c’était le moment où le héros endormit sortait du coma pour embrasser l’être aimé ! Mais… non, ils n’étaient pas dans un film. Maël resta une bonne heure, sans rien dire, juste à le regarder. Priant intérieurement pour qu’il ouvre les yeux. Ce qu’il ne fit pas.
Il rentra alors chez lui, plus déprimé que jamais, envoyant bouler ses colocataires pour se rendre directement dans sa chambre. Et revint à l’hôpital les jours suivants. Toujours aussi silencieux. S’autorisant parfois à lui prendre la main… Rêvant, encore, priant, toujours.

Jusqu’au jour où il décida d’ouvrir la bouche. Une semaine s’était écoulée entre sa première visite et celle-ci, et il était enfin prêt. Comme s’il était persuadé qu’Evan ne se réveillerait jamais et que c’était là sa dernière chance de tout lui avouer. « J…j’suis… désolé. » Rien que ça, ç’avait été dur à dire. Sa voix tremblait et il était à deux doigts de pleurer. Sois fort. « Tout ça c’est ma faute… Je… La prison, l’accident, le reste… J’voulais pas. » Il ne s’était pas imaginé, deux ans en arrière, qu’il ferait autant de mal à une seule et même personne. A la personne dont il était tombé amoureux. « Tout était tellement plus facile quand j’étais Alex… Quand tu… tu m’aimais bien… Quand tu me détestais pas… J’aurais voulu être un vrai ami pour toi. Quelqu’un sur qui tu peux compter et… j’ai tout foiré. J’suis pas un mec bien Evan. Et tu mérites beaucoup mieux qu’moi tu sais ? Je détruits tout ce que j’touche. J’y peux rien c’est genre… dans ma nature. » Il se tut quelques secondes, se frotta les yeux. Ce con allait définitivement le faire pleurer. « C’est tout moi ça… Attendre qu’tu sois dans le coma pour te dire que j… que je… Ouais, que j’t’aime putain… » Je te déteste en même temps. Allez ouvre les yeux !
Alors qu’il s’était empêché de le regarder tout le long de cette petite tirade, en relevant les yeux vers lui, il remarqua un énorme sourire sur les lèvres de cet imbécile d’Evan. Attendez, on n’était pas censé sourire quand on était dans le coma ! Maël se crispa d’un coup, se sentant soudainement con après tout ce qu’il venait de dire. Il n’aurait pas dû entendre pour de vrai… Même si ça lui laissait une énième chance de changer leur avenir à tous les deux.
La vérité c’était qu’Evan s’était réveillé dans la matinée, et que quand Maël était entré dans la chambre, il était juste endormi. Enfin… apparemment, il avait juste fait semblant. L’envie de l’étriper le prit, il dût se faire violence pour ne pas le faire. Maël recula sa chaise et croisa les bras. « Putain t’es sérieux là ?! J’te jure que t’es trop con Evan ! » Merde, les larmes qui montent. Il se frotta les yeux avec vigueur pour qu’aucune d’elles ne coule et grogna. « Ca t’amuse ? Cherche pas, si j’ai dit tout ça c’est parce que j’ai cru qu’t’allais y passer. » Allez rame Maël, rame ! Définitivement pas prêt à assumer.
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MessageSujet: Re: evan ∇ can't help falling in love with you.   Mar 27 Déc - 2:48

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Il roule jusqu’à l’infini, sans savoir jusqu’où il ira, jusqu’où il sera capable de tenir. Dans sa poitrine, son cœur n’a jamais battu si fort, si douloureusement. Il a l’impression de suffoquer un peu plus à chaque pulsion. Son esprit s’embrume au fil des kilomètres qui défilent sous ses yeux remplis de larmes. Il roule encore pourtant, ne se fiant qu’à son instant, à ses sensations. La moto vibre sous ses doigts, il la sent trembler, à moins que ce ne soit son corps ? Le vent lui fouette le visage, dévorant ses larmes, qui ne se tarissent pas. Peut-être que s’il va assez loin, il l’oubliera. Peut-être que s’il atteint l’océan, il pourra plonger, se noyer dans le néant. Ne plus voir ses yeux l’observer. Ne plus entendre sa voix résonner sans cesse dans sa tête, à chaque seconde. Ne plus sentir son parfum l’envelopper, ses fragrances s’immiscer en lui, l’hypnotiser, inhiber ses sens. Ne plus l’aimer. Ne plus le désirer.
Ne plus souffrir. Indicible souffrance qui l’attire dans les ténèbres, toujours plus profond, alors qu’il a désespérément fermé la porte à la lumière. Un rire éclate dans le silence grondant de la machine qui file dans les ombres. La nuit l’ensorcèle et il revit chaque instant de cette pitoyable existence qu’il traîne depuis trente-deux horribles années maintenant. Il revoit les visages, tous ceux qui l’ont un jour aimé. Et puis le sien, pour finir. Encore et encore. Toujours lui, hantant ses rêves, fantôme de ses jours et de ses nuits. Et il le regarde sourire, et il sourit à son tour. Et puis soudain, la lumière explose devant ses yeux. Enfin. Et la sirène hurle et il sourit plus fort, toujours plus fort. Et bientôt, il ne voit plus qu’elle, qui englobe chaque parcelle de son univers, qui dévore Maël, l’engloutit et le fait disparaître. L’instant d’après, le noir à nouveau. Sombre, ténébreux, infini. Mais plus de douleur. Plus rien. Que le vide, interminable, éternel, qui l’enveloppe avec tendresse. Un rien, presque doux. Si simple, si beau. Alors il s’y installe. Y creuse son nid. Ici, il peut enfin renaître, enfin être heureux.
Mais il y a ce quelque chose. Qui manque. Comme une partie de lui-même, envolée. Et au fil du temps qui défile sans qu’il ne puisse le voir passer, le trou se creuse un peu plus, minuscule et invisible au début, béant alors. Un trou sans fond, rempli de choses qui, il le sait, devraient rester enterrées. Et pourtant, il a ce désir, ce besoin de les faire sortir, de les comprendre. Il lutte, chaque seconde un peu plus fort, un peu plus loin. Il sait qu’au bout se trouve les réponses à toutes ses questions, le comblement de ce vide, ce morceau de son âme qu’on lui a pris, sans crier gare. Et à force de persévérance. A force de passion, il finit par l’atteindre.


Sa voix. Son odeur familière. La chaleur de sa peau, à quelques centimètres de la sienne. Evan le sait à ses côtés, pourtant il ne réagit pas. Sorti de sa torpeur depuis quelques heures déjà, ont s’est précipité à son chevet pour vérifier ses constantes, son état mental, une potentielle amnésie. Mais en dehors des blessures corporelles, il n’a rien. Aucune séquelle psychologique ou neurologique. Simplement cette obsession qui l’a rongé, des jours durant, alors qu’il voguait dans un ailleurs infini. Cette obsession qui a faillit lui coûter la vie, et qui la lui a rendue. Cette obsession, qu’il ne parvient pas à délaisser. Parce que c’est son visage qui l’a ramené à la réalité. Son image, qui l’a sauvé du néant. Son souvenir, qui l’a maintenu à flots. Et à présent, il est là. Vraiment là. Un effort, et Evan pourrait effleurer son visage. Mais il ne le fait pas. Parce qu’il parle.
Et que pour la première fois, il le fait avec son cœur. Avec cette sincérité dont il n’avait plus fait preuve depuis longtemps. Cette sincérité fragile, sensible, qu’il déteste tant. Parce qu’elle peut vous démolir. Vous réduire en poussière, si vite, si facilement. Alors Evan écoute. Les paupières closes, le souffle régulier, comme s’il dormait. Chaque mot résonne en lui, faisant écho au vide qu’il ressent depuis ce jour, sous la tente. Ce vide, qui le dévorait, peu à peu, et qui commence à se remplir d’espoir. Un espoir nouveau.

Maël ne cesse de se livrer, son âme dévoilée dans toute sa pudeur à celui qu’il croit perdu dans le lointain. Et pourtant, il entend tout, comme il entendait tout lorsqu’il était là-bas. Mais lui, c’est la première fois qu’il s’exprime. Il était là. Il était toujours là, mais jamais il n’avait parlé avant aujourd’hui.
Le jeune homme se retint de réagir, aussi longtemps que possible. Parce qu’il sentait que Maël avait besoin de ça pour continuer à laisser parler son cœur. Il prit sur lui, serra les dents pour ne pas craquer. Mais bientôt, c’en fut trop. Cet aveu, il l’attendait depuis… il ne savait même pas. Et il l’avait enfin dit. Evan sentit un sourire étirer ses lèvres malgré lui. Il garda les yeux clos, et ne cessa pas de sourire, comme un idiot, retournant les mots mille fois dans sa tête. « J’t’aime, j’t’aime, j’t’aime… »
Et alors qu’il s’apprêtait à enfin se dévoiler, Maël réagit à sa farce. Comme le jeune homme s’y était attendu. Comme Maël. Celui qu’il connaissait par cœur, et qui devait, à cet instant, se sentir incroyablement con et énervé de s’être fait ainsi berné. Sur le moment, Evan était tellement euphorique et encore sous le choc qu’il fut incapable de parler. Il souriait toujours, ses yeux à présents plongés dans ceux du photographe, le fixant avec un amour infini, mêlé de soulagement, et d’une étrange tristesse. Il l’écouta fulminer, le regarda retenir ses larmes, et continuer à pester contre lui, jurer que ses aveux n’étaient que de la pitié, vis-à-vis d’un homme qu’on enterrerait bientôt. Et Evan le regardait encore, et encore, captant son âme à travers ses prunelles. Il s’imprégna de cette image, imprimant le visage de Maël sur ses paupières.

Et après avoir estimé que le silence s’était suffisamment immiscé entre eux et qu’il s’était assez tû pour les dix prochaines années, il prit à son tour la parole. Un effort pour se redresser dans le lit lui arracha une grimace de douleur. Le choc de l’accident lui avait laissé plusieurs côtes cassées, un sale traumatisme crânien, une cheville et un bras en miettes, et de multiples contusions et ecchymoses un peu partout sur le corps. Et même les antidouleurs ne parvenaient pas à tout inhiber depuis son réveil. Il se reprit rapidement, ne souhaitant en aucun cas s’attarder sur son mal, et replongea ses yeux dans ceux de Maël. « Pourquoi t’es sincère que quand tu te sens coupable ? » Il marqua une pause et poussa un soupir. « Pourquoi tu veux pas juste l’admettre ? » Nouvelle pause. « T’es pas assez bien pour moi, j’suis pas assez bien pour toi. J’suis qu’un pauvre… gros con qui vient de se crasher en moto en voulant te fuir, et tu crois que c’est ta faute ? C’est la faute de personne Maël, ça se commande pas, et ça se contrôle pas… Tu peux avoir honte de ce que tu ressens, mais je t’interdis d’avoir honte de toi ou de moi. Si je comptais pas tant que ça à tes yeux, tu viendrais pas depuis des jours, et t’aurais pas dit tout ça. Même si c’était parce que j’allais peut-être crever, c’était réel malgré tout. Tu peux plus faire semblant, ou bien te dire que ça vaut rien. » Il resta à le regarder quelques secondes et détourna la tête pour désigner un paquet sur une petite table au bout du lit. « J’ai demandé à une infirmière d’aller le chercher chez moi – il se mit à chuchoter – je crois qu’elle craque pour moi, elle rougit dès qu’elle me voit et fait tout ce que veux ! – il se racla finalement la gorge et reprit son ton habituel – Je savais que tu allais venir. Et c’est pour toi. Ton cadeau d’anniversaire. En retard, tu m’en excuseras… à l’époque… c’était juste pas le bon moment pour te l’offrir. » Il le désigna une seconde fois du menton. « Ouvre-le. »



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MessageSujet: Re: evan ∇ can't help falling in love with you.   Mar 27 Déc - 12:02

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evan ∞ maël
Cet abruti avait ouvert les yeux. Maël se sentit à la fois extrêmement soulagé et à la fois extrêmement con… Il n’assuma pas ses sentiments, une fois de plus. Et préféra se trouver une excuse plutôt que d’avouer une fois pour toutes qu’il était amoureux du blond. Heureusement Evan y voyait clair dans son jeu et cette fois il ne le laisserait pas faire. Il le pousserait à jouer la grande personne après qu’il ait si longtemps fait le gamin ! C’était difficile de débarquer comme ça dans le monde des adultes et Maël était un peu paumé. Il avait cette envie de pleurer, ce goût amer dans la bouche, la peur que tout ça ne finisse mal… Il en avait même la certitude. « J’ai pas envie d’assumer, Evan. J’ai pas envie de finir en couple avec toi. » Alors oui, sa première tentative avec Eliott s’était parfaitement bien passée mais ni l’un ni l’autre n’avait été amoureux ! Il n’y avait eu aucune pression et surtout, contrairement à ce qu’il se passait avec Evan, ils n’étaient pas toujours à se taper dessus. Vous les voyez sincèrement vivre ensemble ces deux-là ? « J’ai gâché ta vie. » Et c’était ça, la vérité. Maël pensait qu’Evan vivrait mieux sans lui. Cela dit… Il s’était finalement planté en moto alors on pouvait considérer que cette énième tentative pour « arranger » les choses était un échec.

Il arqua un sourcil quand Evan parla de cadeau. Ils n’étaient pas vraiment du genre à s’offrir des trucs, si ce n’était un coup de poing bien placé. Et quand il mentionna l’infirmière, Maël poussa un grognement. Jalousie… Plus besoin de la cacher maintenant, hein ? « Ouais bah elle va prendre ses distances la petite, hein. » Il se releva et attrapa le cadeau sur la petite table, véritablement curieux de voir ce qu’il pouvait y avoir dedans. Le blond connaissait ses goûts, ceux d’Alex du moins, mais c’était très bizarre… « Y’a rarement eu des bons moments, faut dire. » lâcha-t-il en déballant le paquet.
Son appareil photo. En le voyant, là, il se remémora les coups de poing qui avait accompagné sa chute et grimaça légèrement. Leur première vraie rencontre qui resterait à jamais gravée dans sa mémoire. Maël y avait perdu son appareil préféré et n’avait pas encore eu les moyens de s’en racheter un… Evan l’avait réparé. C’était ça son cadeau. Il regarda l’objet pendant de longues secondes, muet, et se trouva encore une fois totalement débile. Oui, ça arrivait plutôt souvent quand il était avec l’ex-taulard. Evan n’aurait pas pu mieux trouver comme cadeau… Et une nouvelle fois les larmes lui montèrent aux yeux. Allez fais pas la tapette, dis-lui merci et barre-toi.

En réalité Maël n’avait pas envie de s’en aller. Il avait eu tellement peur pour lui qu’il ne voulait plus vraiment partir. « J’sais pas quoi dire. » Il l’observa sous toutes les coutures et le trouva parfait. Déposant le papier sur la table, il alluma son appareil et prit une photo d’Evan avec un petit sourire aux lèvres. « T’as une gueule de déterré là-dessus. C’est clairement pas ton meilleur profil… » fit-il, taquin. Maël reposa finalement l’appareil sur la table et croisa les bras sur sa poitrine. Maintenant il se sentait redevable… Même si c’était Evan qui avait cassé son appareil.
Un silence que le garçon jugea gênant s’installa dans la pièce. Il sentait qu’il devait dire ou faire quelque chose mais ne savait pas trop quoi. Alors, décidant d’écouter son cœur pour une fois, il se pencha un peu et vint déposer ses lèvres sur celles d’Evan. Un doux baiser, pas sauvage comme les autres fois. Il murmura finalement entre ses lèvres : « Merci pour le cadeau… Et pour tout le reste. » Puis reprit sa place. Il essaya vaguement de s’imaginer en couple avec Evan. Qu’est-ce que ça pourrait donner ? C’était très flou dans sa tête. Ca pouvait passer et être la meilleure relation de sa vie, ou casser et les détruire totalement. « Tu n’as pas trop mal ? » C’est bien fait, conduire bourré, j’t’en foutrais moi.
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Dernière édition par Maël Allister le Jeu 29 Déc - 0:38, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: evan ∇ can't help falling in love with you.   Jeu 29 Déc - 0:01

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Décidément, Maël demeurait le même, et Evan était prêt à parier qu’il n’était aussi têtu qu’avec lui. Le blessé poussa un long soupir et jaugea son compagnon d’un air désespéré. « T’es un putain de mulet, Allister. J’ai jamais vu ça ! » Qu’est ce qui lui faisait aussi peur ? Qu’est ce qui le gênait autant dans le fait d’admettre qu’il pouvait avoir envie de ça… envie d’être avec lui. Où était le mal ? A cette question, Evan aurait répondu « partout » de lui-même, mais il voyait des choses autrement à présent. Oui, entre Maël et lui rien n’avait jamais été simple. Oui, ils ne savaient que se prendre la tête dès qu’ils se croisaient – la preuve – et oui, ils avaient un passif particulier qui n’était pas facile à mettre de côté et qui, visiblement, les hantait l’un et l’autre – peut-être plus l’un que l’autre à l’heure actuelle. Mais ils étaient aussi pareils tous les deux. Deux abrutis incapables d’assumer leurs sentiments. Des rêveurs, effrayés de se laisser aller dans la vie. Et amoureux. Même si Maël prenait soin de jurer le contraire et qu’Evan avait encore du mal à se faire à ses propres sentiments.

Evan écouta le photographe continuer à se lamenter et il râla intérieurement avant de craquer. « Mais bordel Maël ! Toute ma vie ne tourne pas autour de toi, OK ? Tu m’as envoyé en taule et après ? J’t’ai déjà suffisamment pourri pour ça, et ça changera rien au final… J’y suis allé, au trou, et tu peux plus rien y faire, alors change de disque. Ouais je t’ai détesté. Peut-être même que je te pardonnerai jamais totalement mais c’est pas ça qui compte le plus… » Il avait envie d’avancer, Evan. Plus que jamais. Cet accident, ça avait été son déclic. Le premier vrai avertissement. Et le premier qu’il écoutait. Il aurait pu y passer, si aisément. Mais il était toujours là, amoché mais bien portant, pas amnésique, pas gaga, pas handicapé. Juste fatigué, faible et frustré de ne pas pouvoir en coller une à ce con d’Allister pour qu’il se réveille, lui aussi.

Ce dernier venait d’ailleurs de réagir au cadeau qu’il venait de lui avouer avoir préparé, et apparemment il n’avait pas manqué la remarque d’Evan quant à l’intérêt qu’une petite infirmière lui portait. Le motard pouffa, incapable de savoir si c’était d’exaspération ou de surprise d’entendre Maël exprimée une jalousie évidente. « Oh rassure toi, elle m’a juste vu nu deux ou trois fois, rien de bien méchant. » Il le provoquait volontairement, désireux de susciter chez lui plus de réactions naturelles pour étayer les sentiments qu’il refusait d’assumer totalement. Maël déballa ensuite le paquet à la hâte, et sa réaction arracha un sourire confiant et heureux à Evan. Il sentait toute l’émotion du photographe qui retrouve son joujou préféré. Cet appareil là, c’était celui que l’ex-taulard avait détruit en tabassant son propriétaire des mois plus tôt, et à voir comment Maël le regardait, le jeune homme sut qu’il avait bien fait de lui faire réparer. Ou pas en fait. « Visiblement ça gène que toi… » Une nouvelle référence à l’infirmière pour l’embêter et répondre à sa pique. Ils étaient comme ça tous les deux, incapables de discuter poliment, toujours à se chercher des noises pour des conneries. Et c’était comme ça qu’ils aimaient également. Des vacheries à la pelle, pour égayer leur morne relation.

Ce qui suivit, Evan ne s’y était ni préparé, ni attendu. Et sur le moment, il se dit que c’était aussi pour ça qu’il était fou de Maël. Il avait le don de le surprendre ; il disait blanc quand le jeune homme pensait qu’il allait dire noir, et rien n’était jamais ni programmé ni prévisible. Tout était vécu sur l’instant, et c’était ainsi qu’Evan voulait vivre sa vie. Il répondit au baiser de Maël avec la même douceur, surpris d’être capable d’en faire preuve lui-même. En quelques instant, il eut envie de plus, de plus fort, et une intense frustration l’envahi lorsque le photographe s’éloigna finalement, après l’avoir remercié. Il mit un moment à retourner à la réalité et sourit à Maël. Ce dernier s’enquit de son état et Evan se sentit con, sur le coup. « J’ai connu pire… mais j’avoue que je l’ai bien mérité. J’aurais pu y passer… j’comprends même pas comment j’ai pu aussi bien m’en sortir… » Il avait déjà vécu un accident de moto des années auparavant, et c’était la seconde fois que le destin l’épargnait. Il prit une inspiration et tira sur la perfusion qui lui avait été branchée. « Faut dire que la morphine atténue pas mal… Sinon je pourrais pas faire ça. » Il se redressa – non sans grimacer un peu – et se décala sur le lit, avant de tapoter la place qu’il venait de libérer pour que Maël vienne s’installer plus près. « Aller, fais pas ton timide, on a déjà été plus proche que ça. » Il marqua une pause et attendit que l’infirmation fasse son chemin avant d’ajouter, d’un air malicieux « Cela dit, je promets pas de pas te sauter dessus si tu deviens trop irrésistible. Et j’te jure que quand tu me regardes comme ça avec ton air tout penaud et absolument adorable, ça me fait presque aussi peur que ça me rend dingue. » C’était tellement pas son genre d’être aussi doux qu’Evan ne savait pas tellement comme réagir. « Et si tu t’avise de me prendre encore en photo dans cet état, je te tabasse pour qu’on fasse une expo ‘gueules de déterrées’. Avoue ça ferait un carton ! » Il pouffa et au même instant, la porte s’ouvrit sur la petite infirmière qu’Evan avait évoquée. Il lui sourit avec exagération et attendit de voir comment Maël allait l’accueillir. « Bonjour, Elisa. Ravi de te voir ! Je te présente Maël, mon petit-ami. Tu as déjà du le voir plusieurs fois venir non ? » Peut-être qu’il allait être trop choqué pour réagir finalement.




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MessageSujet: Re: evan ∇ can't help falling in love with you.   Jeu 29 Déc - 0:36

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evan ∞ maël
« J’suis pas comme toi Evan. J’ai du mal à lâcher prise. Que j’me sois pas barré en courant c’est déjà un exploit, note-le. » Surtout après tout ce qu’il venait de lui avouer… Merde, il avait quand même dit au blond qu’il l’aimait ! Et c’était bien la première fois qu’il le faisait. C’était bizarre. Pas forcément désagréable… Pas forcément agréable non plus. Un mélange de plein de trucs assez chiants. Mais le fait de savoir que c’était foutrement réciproque, ça, c’était agréable. Le bonheur. L’extase. Tous les bons sentiments qu’il gardait bien au fond de lui quoi. « J’suis un peu déçu de savoir que toute ta vie ne tourne pas autour de moi… » qu’il dit avec un faible sourire, totalement ironique. A vrai dire, s’il avait pu être moins présent dans sa vie, ne pas être à l’origine de bien de ses maux, ç’aurait été avec joie. Mais l’ex-taulard marquait un point : ce qui était fait était fait. « J’me ferais pardonner… » avait-il ajouté, tout bas. Peut-être même pas assez fort pour qu’Evan n’entende. De base ça aurait dû rester dans sa tête mais c’était sorti tout seul. Car oui, il n’arrivait pas à s’enlever cette foutue culpabilité. Elle était toujours là. Quand il se regardait dans un miroir, quand il retombait sur les lettres. Et même s’il n’avait jamais été très doué pour se faire pardonner, il essaierait. En le rendant heureux. A sa façon… Oui, ça risquait de prendre un peu de temps, par contre. Se rendant compte que les mots étaient sortis de sa bouche, il préféra ne rien ajouter et s’attarda plutôt sur le cadeau. Et sur la réflexion à propos de cette infirmière… qu’il détestait déjà.

Son sang ne fit qu’un tour quand Evan se vanta de s’être montré nu devant elle. Il ne faisait que le provoquer, il exagérait les choses juste pour l’énerver. Même si Maël le savait, ça marchait ! Il dût se retenir pour ne pas faire une autre remarque acerbe. A priori Evan ne lui appartenait pas… Il n’avait pas tellement le droit d’être jaloux. Et pourtant, quand il la mentionna encore une fois : « Au bout d’un moment, si tu l’aimes tellement, marie-toi avec, fin j’sais pas quoi. » Maël et toute sa bonne humeur dans une seule et même phrase ! Emouvant, non ?
Il prit quelques secondes le temps de décolérer un peu. Puis finalement… l’embrassa. Un baiser qui n’avait rien à voir avec ceux qu’ils s’étaient déjà échangés. Pour une fois le garçon se montra doux, aimant. Aux petits soins avec son blessé d’ex-taulard. Il fut plutôt rassuré qu’Evan ne fasse aucun commentaire sur ce baiser. A vrai dire, le geste parlait de lui-même, mais il était assez inattendu, il fallait l’avouer. Maël chercha finalement à prendre de ses nouvelles et ne put s’empêcher de sourire. « C’est clair que tu l’as bien mérité, débile. » L’amour vache, en effet. Mais le photographe était vraiment remonté par rapport à cette histoire d’accident. Conduire en étant bourré, la pire connerie du monde ! En plus de se tuer, il aurait pu tuer n’importe qui d’autre, qui n’aurait rien demandé. Enfin… inutile de le lui rabâcher, il devait le savoir. Oui, un Maël qui ne rabâche pas, c’est rare ! Quand Evan se décala pour lui laisser de la place, il hésita. Pas parce que ça lui ferait bizarre de se retrouver enlacé avec lui sans avoir bouffé préalablement des champignons hallucinogènes – quoiqu’un peu – mais surtout parce qu’il avait peur de lui faire mal. « C’est bien la première fois que tu dis que je suis adorable. » Il fit une grimace de six pieds de long. Lui, adorable ? « Je crois que tu planes trop avec la morphine… Et puis cherche pas, je sais que tu ne me frapperas plus. Tu serais bien trop deg d’abîmer le visage que tu rêves d’embrasser. » répliqua-t-il en souriant de plus belle. Il aimait cette nouvelle dynamique dans leur relation. Ils étaient plus calmes… Bien sûr qu’ils se cherchaient, mais gentiment. Pour jouer. Et ça c’était tout nouveau. Surtout, ils étaient dans la même pièce depuis plusieurs minutes et ils ne s’étaient pas encore disputés. Exploit !

Qui n’allait probablement pas durer… En effet, quand il se redressa pour aller se mettre à côté de lui, son mouvement fut interrompu par la fameuse infirmière. Il fallait vraiment qu’elle vienne s’en mêler, celle-là ? Très vite, il jeta un coup d’œil à Evan et son sourire… il l’agaça au plus haut point. Bien sûr qu’il avait un beau sourire, seulement quand ce dernier lui était réservé. Voilà qu’il faisait le fanfaron devant une donzelle maintenant…
Quand le mot petit-ami sortit de sa bouche, il faillit tomber de sa chaise. Alors c’était officiel ? C’était pas si compliqué que ça, finalement ! Maël aurait pu râler. D’ailleurs il aurait dû. Mais dans l’optique de marquer sa propriété face à quelqu’un qui apparemment s’intéressait à son copain, il ferma sa gueule et attrapa le menton du blond pour l’embrasser avec fougue, juste devant elle. Le sien. Une fois le contact rompu, il s’installa enfin à côté de lui et la regarda avec un petit air bien à lui, un petit air à la con quoi. « Ravi de vous rencontrer ! »
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MessageSujet: Re: evan ∇ can't help falling in love with you.   Ven 30 Déc - 23:32

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La jalousie faisait visiblement partie des nombreux talents de Maël, et sa remarque acerbe suite à la provocation d’Evan fit sourire ce dernier. Il ne releva pas et se contenta de regarder son compagnon d’un air mi fier mi désolé. Il préférait autant éviter de le mettre dans un état pareil, mais c’était aussi un soulagement de voir qu’en un sens, Maël pouvait se mettre à sa place et imaginer ce qu’il avait ressenti lorsqu’il lui avait parlé de sa relation avec Eliott…

La suite leur fit oublier ce moment houleux, et Evan savoura le baiser que lui offrait le photographe, comme un espoir inespéré. Il priait, au fond de lui, pour qu’il ne s’agisse pas que d’un baiser d’adieux, ou de convalescence, et que cette timide approche serait suivie par beaucoup d’autres… Il préféra cependant ne pas s’attarder sur la réflexion et de simplement profiter de la présence de Maël – malgré son naturel désagréable –. Visiblement, il pensait qu’Evan méritait de souffrir, et l’intéressé ne pouvait pas aller à son encontre, pour une fois. Il ne s’était jamais senti aussi coupable, même pendant ses années de folies. Lorsqu’il pensait à ce qui aurait pu survenir, il sentait une peur incontrôlable et un froid intense lui glacer les os… A nouveau, il évita de laisser aller ses pensées sur le sujet et invita plutôt Maël à s’installer à ses côtés sur le petit lit d’hôpital. Il avait besoin de le sentir à ses côtés. Besoin d’être enveloppé par sa chaleur et son parfum de réalité pour se sentir vivant, pour se sentir vrai. Il n’était réveillé que depuis quelques heures, et le retour sur terre était étrange… brumeux. Il gardait des souvenirs de son voyage entre les mondes, et parfois des images, des sons, des sensations lui revenaient, et il avait l’impression de replonger, de se noyer dans ces émotions d’un ailleurs qui l’avait vu évoluer, tomber, se relever, et puis finalement, s’en aller, revenir…

« Je vais faire gaffe, tu risquerais d’y prendre goût et j’aime autant éviter… ça ne t’irait pas vraiment. » Maël adorable, ce n’est pas Maël. Maël il est parfois plus doux, plus tendre, plus calme, mais jamais totalement. Comme Evan, et c’est sans doute pour ça qu’il l’aime autant. « Tu marques un point. Cela dit, il paraît que les bleus rendent sexy… j’avoue que je n’ai jamais vérifié. » Il était retourné aux taquineries, comme toujours. C’était ainsi qu’ils fonctionnaient tous les deux, et les rares fois où ils avaient tenté d’exposer leurs sentiments de manière honnête et contournée, ça s’était terminé en fiasco. Pire qu’un scénario bateau de film à l’eau de rose. Ils ne parvenaient pas à communiquer comme tout le monde, et Evan avait abandonné cette idée depuis longtemps déjà…

La porte s’ouvrit alors sur une bouille à peine sortie de l’enfance, et irradiant de gène et de fragilité. Evan se retint de désigner l’infirmière à Maël en lui lançant : « Regarde, elle, elle est adorable. » A la place, il sourit à la jeune femme et lui présenta le blond comme son ‘petit-ami’, à moitié conscient de ce que cela impliquait. Lorsqu’il chercha la réaction de Maël, il constata que ce dernier était légèrement choqué. Figé sur place, il le regardait d’un air étrange qu’Evan ne parvint pas à définir avant de sentir les lèvres de son ami embrasser les siennes avec une fougue et une passion qu’il n’avait plus connues depuis leur nuit sous la tente. Un peu chamboulé par ce geste, le jeune homme resta muet les premières secondes, oscillant entre l’envie irrépressible de se laisser aller à des folies avec Maël et celui de le virer immédiatement de sa chambre pour son comportement de gros macho dénué de décence. Il finit par se remettre, son regard passant du bond, qui venait de s’installer à côté de lui, à Elisa, qui attendait à quelques mètres du lit, déconfite. Evan était tellement désolée pour elle, et en même temps, il ressentait une telle fierté en songeant que Maël ait ainsi manifesté sa possessivité qu’il ne savait pas quoi dire à la demoiselle. Finalement, c’est cette dernière qui fit le premier pas, au plus grand soulagement d’Evan. « Les visites se terminent dans une demi-heure. Je repasserai à ce moment là… » Elle était restée neutre, blafarde. Elle ajouta à l’adresse de Maël ; « Enchantée d’enfin vous voir réunis. Evan ne cesse de parler de vous depuis qu’il a ouvert les yeux. J’espère que le cadeau vous a plu. » Evan s’en voulut encore plus lorsqu’il comprit qu’elle savait depuis le début. Il lui sourit d’un air désolé et la regarda partir.

Une fois seul avec Maël, il le repoussa violemment et le fixa, sourcils froncés. « T’aurais pu éviter ce genre de comportement d’abruti ! C’est une fille en or, et elle débute, c’est pas facile pour elle… » Evan appréciait réellement Elisa, et il voulait que Maël comprenne que si il aimait ses gestes d’affection et sa jalousie, il préférait que tous soient dosés correctement. Pas question d’appartenir à quelqu’un. Il en avait trop bavé pour être libre.

Le jeune homme se radoucit en quelques instants et hésita un instant avant de venir faire courir ses doigts sur le torse de Maël avant de caresser son cou et sa joue, ses yeux plongés dans les siens. « Cela dit, je dois dire que j’ai adoré… T’es complètement taré. » Il vint alors l’embrasser à son tour, comme pour confirmer que tout était parfaitement clair. Il mit de la force dans son baiser, et tout son désespoir, la crainte qu’il avait eut de devoir tirer un trait sur lui, toute la douleur qui avait enserrée son cœur pendant ces mois à se battre… tout ce qu’il avait dans ses tripes, son âme entière dans un souffle infini. Il se détacha difficilement de son compagnon, et seul l’enchevêtrement de fils qui le reliait aux machines et la perfusion freinèrent ses ardeurs. Il maudit cet hôpital et sa connerie de s’y être retrouvé. Il maudit Maël d’être là et d’avoir choisi ce moment pour enfin lui dévoiler ses sentiments. Il maudit le destin, qui avait décidément un sens de l’humour plutôt sombre.

Un long soupir lui échappa et il laissa sa tête retomber mollement sur l’oreiller. « Fais chier. » Il ressentait toute la frustration de ne pas pouvoir avoir Maël pour plus qu’un baiser et qu’une minuscule demi-heure… et il songeait déjà à sortir. Le fait de savoir qu’il ne pourrait pas avant plusieurs jours ajoutait à sa mauvaise humeur. « P’t’être bien que je suis pas réveillé en fait… que tout ça c’est que dans ma tête… que t’es pas là et que j’ai tout imaginé… » Il fixait le plafond immaculé, l’air ailleurs, perdu dans ses pensées…



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MessageSujet: Re: evan ∇ can't help falling in love with you.   Sam 31 Déc - 13:42

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Maël n’était effectivement pas un garçon adorable. Il lui arrivait d’être gentil, de bien se tenir et de faire des efforts mais ça restait bien trop exceptionnel pour en faire une généralité. N’était-ce pas ce qui faisait son charme ? Son caractère à la con, ses blagues débiles, sa peur immense de l’engagement… Disons qu’il n’était pas le genre de garçon romantique qui irait préparer un dîner aux chandelles trois fois par semaine. Mais de cette façon, les rares fois où il se laisserait guider par son tout petit côté fleur bleue bien caché, Evan ne pourrait qu’apprécier. C’était assez bizarre de se projeter dans l’avenir avec lui. A vrai dire, avant ce jour, Maël n’avait vu pour eux que des bagarres incessantes, du sang, des larmes. Et seulement maintenant il commençait à imaginer un tout autre type d’avenir. Oui, toujours des larmes. Mais de joie, à force d’avoir trop ri. Oui, des bagarres, encore et toujours, mais parce qu’ils s’aimaient comme ça, avec passion, avec force, et qui ne finiraient pas dans le sang mais par un corps à corps endiablé. Réconciliation sur l’oreiller. Ils avaient déjà couché ensemble une fois mais Maël n’en avait pas énormément de souvenirs. Foutus champignons… « On va éviter les bleus pour le moment hein. » C’était plus sage comme ça.

Le photographe eut une réaction totalement inattendue quand la fameuse infirmière fit irruption dans la pièce. Lui-même ne s’était pas attendu à ça, à une jalousie pareille. Mais la façon dont ils s’étaient regardés… Surtout la façon dont lui l’avait regardée. Avec des yeux doux, plus qu’ils ne l’avaient jamais été pour Maël. Et pourtant, Evan l’avait présenté comme étant son petit-ami alors il n’aurait pas dû voir rouge. Mais voilà, c’était Maël. Et pire : c’était un Maël en couple et amoureux, une toute nouvelle configuration encore jamais testée sur le marché ! Une sorte de version bêta qui n’avait rien à voir avec sa relation précédente.
Il se calma un peu quand elle avoua qu’Evan avait beaucoup parlé de lui et réalisa seulement que sa réaction était peut-être un peu excessive. Enfin, il fut absolument désespéré d’entendre qu’ils ne leur restaient que la moitié d’une heure. Tellement peu… D’un autre côté ça laisserait à Maël le temps de réfléchir un peu à tout ça – et l’irrésistible envie de retourner en arrière. C’était ça, le risque. Celui de faire le con comme d’habitude.

« Va t’faire trouduc, tu t’amuses à titiller ma jalousie alors te plains pas si ça pète. » C’était de la faute d’Evan après tout ! Maël avait cherché à faire des efforts mais lui s’était amusé à le chercher encore et encore. Fallait pas trop lui en demander non plus au photographe ! Il fit une grimace en l’entendant dire que mine de rien, il avait adoré ça. Ce type ne savait vraiment pas ce qu’il voulait… « Et toi t’as l’air encore plus compliqué à comprendre qu’une gonzesse. Sérieux, Evan… Ne t’amuse pas à m’rendre jaloux comme ça. Ce qu’on a… c’est encore trop fragile. » Pour le coup c’est lui qui avait l’impression d’être une gonzesse… Cela dit, comme c’était tout nouveau pour lui, il avait peur que cette réaction ne soit qu’une parmi tant d’autres qui pouvaient faire bien plus de dégâts. Ca n’était peut-être pas la peine de mettre leur couple à l’épreuve tout de suite, hein ? « En fait j’savais même pas que je l’étais. » Ni qu’il était capable d’aimer. Cette année était l’année des découvertes pour Maël !

Un nouveau baiser plein de passion, plein d’envie. Mais même si l’endroit paraissait excitant, ils durent chacun calmer leurs ardeurs. Evan ne tarda pas à s’en plaindre, laissant un petit sourire sur les lèvres de Maël. « Si t’étais encore endormi, là on aurait baisé comme des sauvages. Parce que c’est c’que tu veux, et quand on dort, y’a pas de limites. La triste réalité c’est qu’il reste une demi-heure et que j’sais absolument pas quoi te dire. » Maël avait l’impression d’en avoir déjà bien trop dit et ne voyait pas quoi ajouter. Il se contenta de serrer la main d’Evan dans la sienne, les posant inconsciemment contre son cœur. « Tu sais… j’te promets pas de te faire vivre un conte de fées. J’ai du mal à imaginer comment ça va se passer… Mais j’ai bien aimé, que tu dises que j’étais ton petit-ami. » Contre toutes attentes, lui qui était révulsé par cette idée quelques jours auparavant. « J’ai vraiment eu peur que tu t’en ailles pour de bon. »
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